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Cela fait très longtemps que Belgentier abrite la culture de l'olivier. En effet, cet arbre que l'on dit éternel, est parfaitement adapté à la terre argilo-calcaire peu productive de nos collines ainsi qu'au climat méditerranéen.

   Tonneaux d'olives dans la rue du Rayol, carte postale de 1904.

 

Issus d'un savoir faire ancestral, c'est en 1930 que les confiseurs privés de Belgentier et de Méounes Les Montrieux se fédérèrent pour créer leur coopérative de confiserie d'olives vertes et noires. L'esplanade située devant cette dernière, porte le nom du président fondateur François Bottéro. Durant le siècle dernier, la production pouvait atteindre 200 tonnes par an, les olives étaient alors exportées dans toute la région.

                                                                                                                                  François Bottéro, Président fondateur.

La culture de l'olivier faisait vivre de nombreuses familles qui cultivaient leurs oliveraies à flanc de colline, en terrasses, constituées de murs en pierres sèches appelées communément "restanques". Une photo aérienne de Belgentier datant de 1950, affichée à la coopérative, témoigne de l'étendue des vergers d'oliviers à l'époque. Les oléiculteurs devaient parfois parcourir des kilomètres par les sentiers escarpés, accompagnés de leur mulet ou âne, pour exploiter leurs terres.

           Vue aérienne de Belgentier en 1950, les zones claires sont des vergers d'oliviers.

On peut imaginer la dureté du travail, surtout avec les moyens de l'époque, quand on sait ce qu'est la culture de l'olivier. Il faut labourer la terre autour de l'arbre pour mieux laisser pénétrer la précieuse eau de pluie, mettre du fumier, poser des pièges à mouches (gobe-mouches); aussi, l'olivier doit être bien taillé et bien aéré pour une bonne production d'olives. Les émondeurs (tailleurs) vous dirons qu'un olivier est bien taillé si une compagnie de perdreaux peut le traverser! Ce dicton provençal est tout à fait justifié: "fais-moi pauvre, je te ferai riche" (faï mi paouré, ti faraï riche).

 Bien entendu, la récolte était effectuée manuellement, de la fin du mois d'août pour l'olive verte, jusqu'au mois de décembre pour l'olive noire. Seuls les fruits sains et de taille satisfaisante étaient sélectionnés, les olives étaient mises dans des paniers en osiers suspendus au cou du ramasseur, puis transportées au village à dos d'âne ou de mulet pour être confites ou vendues fraîches. Enfin, elles étaient conditionnées dans des tonneaux en bois pour l'expédition.

Le principe de la confiserie est la désamérisation des olives. Les olives vertes sont mises dans un bain de soude ou de potasse pendant quelques heures, elles sont rincées durant une semaine et mises en saumure (eau salée). Les olives noires peuvent être piquées et salées à sec pour être prêtes en quelques semaines, ou mises en saumure pour une désamérisation plus lente (environ 6 mois).

Belgentier a vu naître une variété d'olive au goût unique, la belgentiéroise, cela va de soi. Elle fut la première variété reconnue par l'INRA comme olive de table. Idéale pour la confiserie, c'est une olive grosse, à chair tendre, qui peut être récoltée très tôt, généralement fin août. D'autres variétés bien connues sont également confites à Belgentier: notamment la picholine, la lucques et la grossane. Nos olives préparées de façon traditionnelle sont le gage de notre renommée, elles ont remporté de nombreuses médailles lors de concours régionaux et nationaux, récompensant notre savoir faire.

                                                                    Les paniers d'olives confites et à l'arrière plan les cuves dans lesquelles les olives étaient préparées.


 C'est en 1952 que le moulin à huile fut créé à la coopérative, remplaçant les moulins à eau du village. Une chaîne de fabrication fut installée avec un système d'extraction de type Acapulco. Cette chaîne avait pour particularité d'être composée d'un dénoyauteur, la pulpe ainsi dépourvue de noyaux était malaxée pendant des heures, l'huile s'écoulait petit à petit à travers de petits trous sur la paroi du malaxeur. Les olives, cueillies à maturité, étaient traitées de manière semi traditionnelle, se traduisant par une fermentation contrôlée des olives avant l'extraction. Ceci permettait d'obtenir une huile de type "Goût à l'Ancienne" (fruité noir), selon la tradition. Les noyaux ainsi extraits étaient (et sont toujours) utilisés entre autre comme combustible pour la chaudière qui produisait l'eau chaude et alimentait le chauffage central.


                                                                                                              Extraction de l'huile par malaxage de la pâte d'olive.

     Récupération des noyaux et acheminement de la pâte du dénoyauteur vers le malaxeur.

Voir les photos de l'ancien moulin

 

Ce moulin, précurseur des moulins modernes, aura fonctionné durant 53 ans. Nous le devons principalement à l'obstination des bénévoles qui ont, au fil des années, assuré sa bonne marche par de multiples améliorations et diverses réparations. Ce moulin a honoré sa dernière campagne fin 2005, début 2006.

 


C'est ainsi qu'un projet de modernisation mûrement réfléchi a vu le jour. Il fut adopté à l'unanimité par les coopérateurs sociétaires qui ont permis, grâce à leur participation financière, de mener à bien ce projet, démontrant ainsi une réelle volonté de pérenniser notre héritage. Nous le devons aussi à l'aide précieuse des collectivités territoriales quiVoir les photos du nouveau moulin ont participé à l'investissement. N'oublions pas les bénévoles qui ont oeuvrés pour que ce projet prenne forme. Le nouveau moulin a pris la relève à l'automne 2006. C'est une chaîne continue Pieralisi qui intègre également un système de dénoyautage, il nous permet de produire une huile du même type qu'auparavant, la qualité étant accrue grâce au nouveau système d'extraction centrifuge, 6 à 8 fois plus rapide que le système Acapulco. Ainsi, la pulpe ne subit plus d'oxydation excessive durant la phase d'extraction. 


Le nouveau moulin à huile Pieralisi. Voir l'installation du broyeur

 

 

 

 

L'acquisition d'un broyeur en 2009 nous permet désormais de produire une huile d'olive AOC Provence.

 

 

 

 

 

La coopérative réunit aujourd'hui près de 500 coopérateurs sociétaires du Var, se regroupants principalement dans un rayon de 30 km autour de Belgentier. Ils nous apportent 100 à 250 tonnes d'olives par an, de novembre à janvier, l'huile ainsi produite est donc garantie 100% varoise.

Voilà 86 ans que notre coopérative existe, le flambeau est désormais entre nos mains, et c'est avec enthousiasme que nous envisageons l'avenir.

Voir les photos d'époque

 

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